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Film - Will Hunting

Affiche de Will Hunting
Titre
Will Hunting
Réalisé par
Gus Van Sant
Année
1997
Nb de citations
11
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Répliques du film (11)

J’ai réfléchi à ce que tu m’avais dit l’autre jour, à propos de ma peinture ; j’ai passé la moitié de la nuit à y réfléchir. Et puis j’ai eu un flash. Après je me suis paisiblement endormi, et depuis je n’ai pas pensé à toi. Tu sais ce que j’ai compris ? Tu n’es qu’un gosse. Tu parles sans avoir la moindre idée de ce dont tu parles. Tu n’es jamais sorti de Boston.

Si je te dis de me parler d’art, tu vas me balancer un condensé de tous les livres sur le sujet. Michel-Ange, tu sais plein de trucs sur lui. Sur son œuvre, sur ses choix politiques, sur lui et sur le pape, ses tendances sexuelles, tout le bazar quoi. Mais je parie que ce qu’on respire dans la Chapelle Sixtine, son odeur, tu connais pas. Tu ne peux pas savoir ce que c’est que de lever les yeux sur le magnifique plafond. Tu sais pas.

Si je te dis de me parler des femmes, tu vas m’offrir un topo sur les femmes que tu as le plus aimées, il t’ait peut-être même arrivé de baiser quelques fois, mais tu ne sauras pas me décrire ce que c’est que de se réveiller près d’une femme et de se sentir vraiment heureux.

Tu es un coriace ; si je te faisais parler de la guerre c’est probablement tout Shakespeare que tu me citerais « Une fois de plus sur la brèche, mes amis ! ». Mais tu n’as pas vécu la guerre. Tu n’as jamais tenu contre toi ton meilleur ami. Tu ne l’as pas vu haleter jusqu’au dernier souffle avec un regard qui implore.

Si je te fais parler d’amour, tu vas probablement me dire un sonnet. Mais tu n’as pas connu de femme devant qui tu t’es senti vulnérable. Une femme qui t’aie étalé d’un simple regard. Comme si Dieu avait envoyé un ange sur Terre pour toi. Pour t’arracher aux profondeurs de l’enfer. Et tu ne sais pas ce que c’est d’être son ange à elle. Et de savoir que l’amour que tu as pour elle est éternel. Et survivra à tout. Même au cancer. Et aux nuits passées assis dans une chambre d’hôpital pendant des mois en lui tenant la main, parce que les médecins ont lu dans tes yeux que tu n’avais pas l’intention de te plier aux heures de visite. Tu ignores ce que c’est que de perdre quelqu’un. Parce qu’on ne connaît ça que quand on sait aimer plus qu’on ne s’aime soi-même. Je doute que tu aies déjà osé aimer à ce point.

Quand je te regarde, ce n’est pas un homme intelligent et solide que je vois. Ce que je vois c’est un gosse, culotté, qui meurt de trouille. Mais tu es un génie Will, ça, personne ne le nie. Personne ne pourrait comprendre ce qui est au fond de toi. Mais toi tu présumes que tu sais tout de moi parce que tu as vu une toile que j’ai peinte et ça, ça te permet de disséquer ma vie. Tu es orphelin n’est-ce pas ? Tu crois que je sais quelque chose des difficultés que tu as rencontrées dans la vie, de ce que tu ressens, de ce que tu es, sous prétexte que j’ai lu Oliver Twist ? Est-ce que ça suffit à te résumer ?

Personnellement, j’en ai vraiment rien à foutre de tout ça, parce que je vais te dire, je n’ai rien à apprendre de toi que je n’apprendrai pas dans n’importe quel bouquin. À moins que tu veuilles me parler de toi. De qui tu es. Là ça m’intéresse. Là je suis à toi. Mais c’est pas ce que tu veux faire, hein vieux ? Tu as trop peur de ce que tu pourrais dire. La balle est dans ton camp.

Will Hunting, Sean à Will.
9.38 (328 votes)

Pourquoi je travaillerai pas pour la NSA ? Ça c’est une colle ! Je vais essayer d’y répondre.
Disons que je travaille à la NSA et qu’on dépose un code sur mon bureau, un code réputé inviolable, mettons que je tente ma chance, mettons que j’le déchiffre, là j’suis très content de moi parce que j’ai bien fait mon boulot, mais c’était peut-être le code de l’emplacement d’une armée rebelle en moyen orient ou en Afrique du nord, et une fois qu’on a repéré le lieu, on bombarde le village où les rebelles se cachent, et quinze cents personnes que j’ai jamais vu, qui ne m’ont jamais rien fait, sont tuées.
Et les politiciens, ils disent : « envoyez les marines assurer la sécurité », parce qu’ils en ont rein à foutre, c’est pas leurs gosses qu’ils envoient se faire descendre, comme eux ils sont jamais allés au feu, parce qu’ils étaient tous planqués dans la garde nationale ; c’est un pauvre môme de Boston sud qui se prend un shrapnel dans les fesses, et il revient pour apprendre que l’usine où il travaillait s’est exportée dans le pays d’où il vient d’arriver et le mec qui lui a filé le shrapnel dans le cul c’est lui qui a son job, parce qu’il bosse pour 15 cents par jour sans pose pipi ; et maintenant il comprend que la seule raison qu’il y avait de l’envoyer là-bas, c’était de mettre en place un gouvernement qui nous vendrait le pétrole pour pas cher, et bien sûr les compagnies pétrolières exploitent le conflit qu’il y a eu pour faire monter les prix, et se faire du même coup un beau p’tit bénef, mais ça aide pas mon pote qui travaille pour des clous.
Il se traine un max à livrer le pétrole bien sûr, peut-être qu’ils vont employer un alcoolique comme capitaine, un buveur de martini, qui s’amuse à faire du slalom entre les icebergs, jusqu’au jour où il en frappe un. Le pétrole se déverse et ça tue toute vie dans l’Atlantique nord.
Alors là, mon pote est chômeur, il peut pas se payer de voiture et c’est à pied qu’il se cherche des jobs, ce qui est pas marrant parce que le shrapnel qu’il a eu dans le cul, lui a filé des hémorroïdes, et puis en plus il crève de faim parce qu’à la soupe populaire on lui propose comme plat du jour, de la morue de l’Atlantique nord avec de l’huile de moteur.
Alors qu’est-ce que j’en pense ? J’vais attendre une offre meilleure. J’me dis, putain je ferai peut-être aussi bien de descendre mon pote, prendre son job, le filer à son pire ennemi, faire monter les prix, bombarder, tuer des bébés phoques, fumer de l’herbe, m’engager dans la garde nationale. Et puis j’serai peut-être élu Président ?

Will Hunting.
9.27 (182 votes)

- P’tet que vous n’aviez pas la femme qu’il fallait.
- P’tet que tu devrais fermer ta gueule !

9.12 (58 votes)

- Viens avec moi en Californie...
- Tu es sur de ce que tu dis ?
- Oh oui !
- Ouais mais comment tu le sais ?
- Je ne sais pas, je le sais c’est tout !
- Ouais mais comment tu le sais ?
- Je le sais parce que je le sens...
- Attends c’est vraiment sérieux ce que tu me dis là parce que on se retrouve en Californie dans une semaine et il se peut que tu découvres un truc qui va pas te plaire sur moi et la tu te mettes à regretter de m’avoir dit ça. Mais tu vois c’est quelque chose de sérieux et tu ne peux pas tout effacer et moi je suis coincé en Californie avec une fille qui ne veut pas être avec moi et qui voudrait tout effacer...
- Tout quoi ? Comment tout effacer ? ... Je ne veux rien effacer moi, tout se que je veux c’est que tu viennes en Californie avec moi...
- Mais... je ne peux pas aller en Californie... alors...
- Pourquoi pas ?
- Primo parce que j’ai un job ici et deuxio parce que j’habite ici.
- Ecoutes si tu ne m’aimes il faut me le dire parce que...
- Je n’ai pas dis que je ne t’aimais pas...
- Alors pourquoi ? Pourquoi tu ne viens pas ? Par quoi tu es si terrifié ?
- Comment par quoi je suis terrifié ?
- Dis-moi, par quoi tu n’es pas terrifié ? Tu vis dans ton petit monde ou y a pas de risque à prendre et t’es mort de peur à l’idée de faire quelque chose qui t’obligerai a changer...
- OH ARRÊTE, ne me parles pas de mon petit monde et toi tu veux juste t’envoyer en l’air avec un mec des banlieues chaudes avant de te tirer à Standford et épouser un enfoiré plein de fric, du genre celui qui plait à papa et maman, et puis tu passeras tes soirées avec tout tes connards pourris de pognon à parler de l’époque où tu t’es encanaillée !
- Pourquoi est-ce que tu dis ça ? Qu’est-ce que c’est que cette obsession que t’as du fric. Mon père est mort quand j’avais 13ans et j’ai hérité de sa fortune... Tu ne sais pas que tous les matins au réveil je n’ai qu’une envie c’est de pouvoir la lui rendre et je n’hésiterais pas une seconde si ça me rendrait mon père un jour, mais je ne peux pas et c’est ça ma vie et je fais avec ! Alors ne viens pas me dire des conneries parce que c’est toi qui a peur !
- MOI j’ai PEUR ? Peur ? Tu veux me dire de quoi j’ai peur ? De quoi j’ai peur ?
- T’as peur de moi, t’as peur que je ne t’aime pas et si tu veux savoir j’ai peur moi aussi ! mais n’empêche je veux tenter le coup et moi au moins je suis honnête avec toi !
- Je ne suis pas honnête avec toi ? je ne suis...
- NON, parle moi de tes 12 frères.
- D’accord ! [Il prend ses affaires et se dirige vers la porte]
- NON, tu ne t’en vas pas, tu ne me quittes pas !
- [En colere] Qu’est-ce tu veux savoir ? quoi ? que je n’ai pas 12 frères !
- Oui...
- [en criant] Que je suis un pauvre orphelin…
- Oui, je le savais pas !
- Non c’est pas ça que tu voulais savoir, Non ! Tu ne voulais pas l’entendre ça ; tu voulais entendre qu’on éteignait les cigarette sur moi quand j’étais gosse !
- [Secouée] Je ne savais pas...
- Que ce n’est pas un chirurgien qui ma fait ça [montrant son torse], mais un enfoiré qui m’a filé un coup de poignard, tu ne veux pas l’entendre cette merde Skylar, HEIN ?
- [en pleurant] SI JE VEUX L’ENTENDRE !!
- TU NE VAS PAS ME DIRE QUE TU VEUX L’ENTENDRE !
- Si parce que je veux t’aider Will, pour faire quelque chose.
- QUOI ? pourquoi ? Est-ce qu’on me voit dans la rue avec une pancarte qui dit sauve moi qui dis « SAUVES-MOI » ?
- NON !
- J’ai l’air d’avoir besoin de ça ?!
- Je veux juste être avec toi parce que JE T’AIME ! [Elle met ses mains sur le visage de will mais il la repousse]
- NON ARRÊTE ce baratin ARRÊTE [Il la plaque au mur et frappe avec des coups de poings le mur]
- SI, JE T’AIME !!
- NON ARRÊTE, ARRÊTE PARCE QUE JE N’Y CROIS PAS !!
- Je t’aime [En pleurant furieusement], je veux t’entendre, que tu ne m’aimes pas… parce que si tu dis ça [Elle se calme, touche son visage, Will se calme a son tour], je t’appellerai plus et je ne serai plus dans ta vie [Elle lui embrasse le front, il la fixe avec un regard sévère]
- ... Je ne t’aime pas.
[Il prend ses affaires et quitte la chambre en claquant la porte, Skylar seule, s’effondre en larmes]

8.96 (57 votes)

La semaine prochaine nous parlerons de Freud et pourquoi il s’enfilait des doses de cocaïne à tuer un cheval.

Will Hunting.
8.89 (53 votes)

Tu ne connais pas le sens de la perte, parce qu’on ne peut le comprendre que lorsque l’on aime quelqu’un plus que soi-même.

Will Hunting, Sean à Will.
8.87 (43 votes)

- Ce qu’il y a de triste pour un type comme toi, c‘est que dans 50 ans tu vas commencer à penser par toi même et tu vas découvrir le fait qu’il y a 2 certitudes dans ta vie : primo, t’es pas fait pour penser et deuxio, tu as pommé 150 milles dollars pour un enseignement que t’aurais trouvé pour 1 dollar 50 d’amende de retard à la bibliothèque municipale.
- Oui mais moi j’aurai mon diplôme et tu serviras à mes gosses des frites dans un drive-in quand je les emmènerai skier à la montagne.
- Oui, peut être. Mais au moins j’aurai ma personnalité.

Will Hunting.
8.67 (35 votes)

C’est pas ta faute, c’est pas ta faute !

Will Hunting.
8.3 (43 votes)

La liberté, au cas où vous l’auriez oublié, est le droit de l’âme à respirer. Quand elle ne peut pas respirer à fond, c’est que les lois sont trop étroites.

Will Hunting, Will.
8.21 (18 votes)

- Je voulais juste appeler avant que tu t’en ailles j’ai eu plusieurs entretiens pour des boulot, c’est mieux que de travailler dans un chantier.
- Will, tu sais que ce n’est pas ça qui est important pour moi.
- Ouais...
- ... Je t’aime.
- ... [il sourit quelques secondes]
- Will ?
- Prends soins de toi...
- Au revoir...
[Bip bip... Skylar se laisse submergée par les larmes]

8 (20 votes)

Why shouldn‘t I work for the N.S.A.? That‘s a tough one, but I‘ll take a shot... Say I’m working at N.S.A. Somebody puts a code on my desk, something nobody else can break. So I take a shot at it and maybe I break it. And I’m real happy with myself, ’cause I did my job well. But maybe that code was the location of some rebel army in North Africa or the Middle East. Once they have that location, they bomb the village where the rebels were hiding and fifteen hundred people I never had a problem with get killed. Now the politicians are sayin’ “send in the Marines to secure the area” ’cause they don’t give a shit. It won’t be their kid over there, gettin’ shot. Just like it wasn’t them when their number got called, ’cause they were pullin’ a tour in the National Guard. It’ll be some guy from Southie takin’ shrapnel in the ass. And he comes home to find that the plant he used to work at got exported to the country he just got back from. And the guy who put the shrapnel in his ass got his old job, ’cause he’ll work for fifteen cents a day and no bathroom breaks. Meanwhile my buddy from Southie realizes the only reason he was over there was so we could install a government that would sell us oil at a good price. And of course the oil companies used the skirmish to scare up oil prices so they could turn a quick buck. A cute, little ancillary benefit for them but it ain’t helping my buddy at two-fifty a gallon. And naturally they’re takin’ their sweet time bringin’ the oil back and maybe even took the liberty of hiring an alcoholic skipper who likes to drink seven and sevens and play slalom with the icebergs and it ain’t too long ’til he hits one, spills the oil, and kills all the sea-life in the North Atlantic. So my buddy’s out of work and he can’t afford to drive so he’s got to walk to the job interviews which sucks ’cause the shrapnel in his ass is givin’ him chronic hemorrhoids. And meanwhile he’s starvin’ ’cause every time he tries to get a bite to eat the only blue-plate special they’re servin’ is North Atlantic scrod with Quaker State.
So what’d I think? I’m holdin’ out for somethin’ better. I figure I’ll eliminate the middle man. Why not just shoot my buddy, take his job and give it to his sworn enemy, hike up gas prices, bomb a village, club a baby seal, hit the hash pipe and join the National Guard? Christ, I could be elected President.

Good Will Hunting, Will.
7.63 (28 votes)

Personnages du film