Il y a des fois où la vie est très… violente. J’ai du mal à l’affronter. Je me demande si je serai suffisamment forte pour me débrouiller seule.
- Ne couche pas avec Ronny. Ne lui offre pas ta virginité. - Pourquoi ? - Tu te fiches de moi ? - Ça n’a rien de spécial. Ce n’est pas un trésor à garder et chérir en attendant de trouver la bonne personne, car il n’y en a pas. Il y a seulement un type, un jour. C’est déplaisant et gênant, je te l’accorde, mais un jour ce sera fantastique, ce sera torride et enivrant. Il me suffit de travailler à ça en toute sécurité. Alors pourquoi ne pourrais-je pas me débarrasser de ça avec lui ? - C’est la bonne personne qui rend ça spécial, et ce n’est sûrement pas ce type ».
- On devrait prendre notre temps, ne pas précipiter les choses, évitons les clichés. - Bonne idée. - Tout le monde se dit « les ados et leur hormones, ils ne savent pas se contrôler » et bien si, on peut. On n’est pas des lapins ! - Exactement. - On peut prendre des décisions rationnelles. - C’est ce qu’on fait. - Et c’est mieux comme ça. - Bien mieux. - Je suis d’accord. - Moi aussi. - Et puis merde !
- J’ai rencontré un garçon. Un garçon vraiment bien. Je crois que je l’ai fait fuir. - Je suis sûre que non. - Si, j’ai tout gâché. Ça s’est terminé avant même de… je ne le reverrai jamais.
- Je n’ai pas de théories fumeuses en fait. J’ai des théories non abouties. - Compris. - Et pour ce qui est de ta volonté de poursuivre notre conversation, je suis, de toute évidence, totalement partant. Mais j’aimerais qu’on bosse la partie sexuelle.