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Citation - C’est quoi c’t’histoire d’homosexualité ? Pendant deux…

- C’est quoi c’t’histoire d’homosexualité ?
- Pendant deux ans j’étais malade de toi mais à un point que tu n’imagines pas. Je me réveillais le matin t’étais là et je te parlais. Je te parlais dans ma tête toute la journée. Quand je me couchais le soir je n’arrivais pas à dormir et je te parlais toujours. Les seules fois où je te parlais pas c’est quand je te téléphonais parce que tu me répondais pas.
- Oh je t’en prie on ne va pas revenir là-dessus. Tout était dit à ce sujet.
- Quand je te parlais dans ma tête, je te disais que tu avais eu tort de partir, que je t’aimais comme personne au monde ne pourrait t’aimer et je n’avais jamais eu qu’une envie, c’était de te rentre heureuse. Je suis allé voir des psychiatres, ils m’ont dit que je souffrais d’un désordre obsessionnel compulsif. Ils ont mis une étiquette sur ma douleur mais ça n’a servit à rien, j’ai continué à avoir mal. Qu’est-ce que j’ai pu t’aimer...
- J’ai accepté ce dîner parce que je t’ai vu en train de faire le clown sur un char dans un défilé homosexuel et que tu m’as promis des explications.
- Mais je vais te les donner t’inquiètes pas. Je suis content. Je suis vraiment content ce soir.
- Pourquoi ?
- Parce que je découvre à quel point tu es antipathique. Tu es... formidablement antipathique ! Et je vais même te dire, pardonne-moi d’être aussi sincère, tu n’as aucun intérêt.
- Si c’est pour m’insulter que tu m’as fait venir...
- Non non je t’en prie, je ne t’insultes pas, je respire. Je respire pour la première fois depuis deux ans. Je me suis asphyxié pendant tout ce temps là dans mon obsession et j’ai perdu de vue qui tu étais vraiment. Une femme sans générosité, une femme qui n’a jamais voulu me faire le cadeau de juste un peu d’amour, juste un tout petit peu... Tu n’as aucun intérêt Christine. Et tu ne peux pas savoir comme je suis heureux.
- Ça suffit comme ça, je m’en vais.
- Assieds-toi. Je ne suis pas homosexuel, j’ai fait ça pour garder mon boulot et payer ta pension. Et je regrette pas de l’avoir fait parce que c’est depuis que je passe pour un homo que j’ai commencé à me conduire comme un homme.
- Tu vas appeler ton fils demain matin et lui expliquer cette mascarade. Depuis trois jours il parle de toi comme d’un héros !
- Ça t’embête ?
- Quoi donc ?
- Qu’il soit fier de moi, il m’a méprisé pendant des années et il a enfin des raisons de s’intéresser à moi, ça te gêne à ce point là ?
- Je trouve malsain qu’un garçon commence à admirer son père parce qu’il est grand pédé.
- Si je lui dis que c’est pas vrai il va être horriblement déçu.
- T’inquiètes pas, c’est moi qui vais lui dire et tout va rentrer dans l’ordre. Tu ne m’en voudras pas si je te laisse dîner seul.
- J’ai fumé un joint avec lui mardi dernier.
- Quoi ?
- Du hash, il m’a affirmé que c’était du bon et il avait raison j’avais la tête comme une citrouille le lendemain matin.
- Qu’est-ce que tu racontes ?
- Je te raconte que je t’interdis de lui dire ce que je suis vraiment, il traverse une crise et on va attendre pour remettre les choses au point. Pour l’instant je veux garder le contact avec lui. Tu l’élèves mal c’est évident ! Il a besoin d’un père, pédé ou pas. Bonsoir Christine, j’ai été ravi de te voir.

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Informations sur la citation

Affiche de Le placard
Publication

Casting
François Pignon
Daniel Auteuil
Christine
Alexandra Vandernoot
Film
Citations du placard

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