Joli carton, j’avais raison de méfier des fenêtres. Les mannequins que j’y avais placés se sont transformés en écumoire. Et maintenant qu’ils se croient débarrassés de nous, je vais leur préparer une petite surprise à ces gredins.
- Bon sang, le père d’Abdallah ! Eh, Abdallah ! Pauvre gosse dans le fond, il est encore trop jeune pour se rendre compte de la gravité de la situation, oh ! - Mille milliards de mille sabords, ce petit gredin, ce choléra, c’est fini, je le renvoie à son Emir de père tout de suite. - Trop tard Capitaine ! L’Émir vient d’être renversé par un coup d’état. - Ça c’est la meilleure ! Dans ces conditions, il est impossible de renvoyer Abdallah chez lui. - C’est vrai mais rien ne peut nous empêcher de partir nous. - Tintin, c’est une riche idée. Mais où aller ? - Au Khemed ! - C’est cela, oui très bien ! Comment ? Au Khemed, en pleine révolution ? Très peu pour moi, je préfère encore rester ici. Oh, eh bien, allons-y !
- Vous avez entendu Capitaine ? Si nous restons avec eux, nous serons sûrs d’être à nouveaux expulsés du pays, faussons-leur compagnie, Wadesdah est toute proche. - Oui et surtout infestée de soldats ! - Mon ami le Señor Oliveira Da Figueira habite Wadesdah. D’accord Milou, j’arrive ! Excusez-moi un instant, il faut que j’aille voir ce que Milou a découvert là-bas. - Oui c’est ça, 50 kilomètres et une paille. Ah qu’est-ce je donnerais moi pour fumer un bon petit cigare en ce moment, même un de ces cigares d’Abdallah qui explose. Oh, Tintin, Tintin, Tintin, rien de cassé ? - Non ça va mais Milou, où est Milou ? Milou, mon brave Milou tu avais flairé le danger et tu voulais nous avertir n’est-ce pas ? Et moi qui croyais que tu voulais jouer. C’était une bombe à retardement Capitaine qui nous était destinée sans nul doute. - Oui et sans cet accident en vol ! - En effet, nous l’avons échappé belle mais cette fois Capitaine, il n’y a pas à hésiter, partons d’ici.
- Mille sabords, nous allons finir par mourir de soif sur ce fichu rafiot. - Si cela continue Capitaine, nous serons bientôt au régime du Docteur Bombard. - Oui. - Essayez l’eau de mer ! - Oh non, jamais de la vie ! - Essayez donc, ce n’est pas si mauvais. - Ha, ha, ha, ha, ha ! Ah, vous en avez une bonne, moi, boire de l’eau de mer ? C’est rempli de planctons que les poissons dévorent.
- Quel magnifique clair de Terre ! Dommage que nous devons repartir si vite ! - Pour ne rien vous cacher moussaillon, je ne suis pas mécontent de rentrer au port. - Hop là ! Et voilà, nous avons récupéré toutes les réserves d’oxygène, nous pouvons remonter. - Au clair de la Terre, mon ami Pierrot ha, ha, ha !
- Et merci de m’avoir reçu puissant Emir ! J’espère que tu n’auras pas à regretter ta décision, au revoir ! - Le Docteur Müller ! Que fait-il ici le forban ? Il va falloir ouvrir l’œil.
Tintin : Vous avez entendu Capitaine ? On aurait dit un coup de feu, ça venait du parc ! Le capitaine Haddock : Tonnerre de Brest, c’est Tryphon ! Tintin : Professeur Tournesol, Professeur Tournesol, Professeur, tout va bien ! Le professeur Tournesol : Non, non, je vous assure, pas une goutte ! Tintin : Vous permettez Professeur ?! Le professeur Tournesol : Oh un trou ! Les mythes sont très voraces cette année.
- En voilà un qui ne changera jamais ! - Oui ! Et pourtant, je lui trouve un air plus préoccupé que d’habitude.
- Vous savez Capitaine, j’ai beaucoup réfléchi à ce qui vient de se passer. - Ah oui ?! - Avez-vous remarqué qu’à chaque fois qu’un objet s’était brisé, Tournesol était dans son laboratoire ? Et depuis son départ pour Genève hier matin, plus rien ne s’est produit. Dites Capitaine, vous ne sentez rien ? - On dirait que ça sent le tabac tout simplement ! - Oui mais Tournesol ne fume pas ! - Mille sabords, vous avez raison. - Chut !
- Ne bougez plus ! - Sire, je voulais vous mettre en garde : en ce moment même, des misérables essaient de voler votre sceptre et cet homme est leur complice. - Vos propos sont insensés et cette histoire est invraisemblable. - Je suis persuadé que le Professeur Halambique qui est venu en Syldavie pour soi-disant étudier les archives royales est un imposteur. Je vous en prie Majesté, le temps presse, il faut me croire ou il sera trop tard. - Gardes, occupez-vous de cet homme. Venez, allons au château Kropov, je veux m’assurer de la vérité de vos dires.
- Demain aura lieu la cérémonie de la Saint Vladimir et si je n’ai pas le sceptre, je devrais abandonner le trône. - Abdiquer ?!
- Très bien, je m’incline, il ne me reste plus qu’à abdiquer. - Non, Majesté je vous rapporte votre… oh non mon Dieu je l’ai perdu, Milou !
Dupont : Police, que personne ne sorte. Bon, récapitulons depuis le début ! Wronzoff : Je viens de vous le dire : quelqu’un m’a assommé et m’a volé mon portefeuille. Tintin : Dupond et Dupont ! Wronzoff : Mais c’est lui, je le reconnais c’est mon agresseur. Tintin : Moi ?! Dupont : Mains en l’air Tintin !
- Et maintenant, il s’agit pour vous de battre le record du saut en profondeur. Alors, sautez ! - Pour faire croire à un accident n’est-ce pas ?! - Voulez-vous qu’on vous aide ? Alors décidez-vous, je compte jusqu’à trois.
- Arrête Ranko, le voilà pris au piège ha, ha, ha, ha, ha, ha ! - Je ne vois vraiment pas ce qu’il y a de drôle.
- Ha, ha, ha, ha, ha, ha ! Cette fois-ci, son compte est bon, la marée va se charger de ce cher Tintin, ha, ha, ha, ha, ha, ha ! - Nous allons périr comme des rats dans leur trou. Milou tu es un as, voyons où cela va nous mener.
- Il faut rejoindre le Karaboudjan au port de Baghar. - CN3411, ici le Karaboujdan, répondez ! - CN3411 à Karaboudjan, j’écoute. - Alors où en êtes-vous ? Vous les avez descendus ? - Mission accomplie, terminé !
- J’ai hâte de voir la tête que fera Allan en voyant le comité d’accueil que nous lui avons réservé. - Je paierais cher pour lui mettre la main dessus avant la Police. - Êtes-vous sûr que l’on se dirige bien vers Baghar ? - Oui je pense mais nous allons essuyer un sérieux coup de tabac. Nous sommes en plein orage, faites quelque chose, on va s’écraser.