Ah, mais seulement, je les ai eu ! Les fraises, les fraises ! Ils ont eu beau rire, plaisanter, se moquer, je leur ai prouvé sans qu’il y ait le moindre doute, et avec une rigueur mathématique, que… qu’un double de la clef du frigidaire existait bien…
Avez-vous pu enfin savoir où était passé mon deuxième soulier ? J’ai déposé mes deux souliers devant la porte hier soir pour qu’ils soient cirés. Personne ne peut me dire où ils sont. Le portier, le valet de chambre, personne. Il n’y a personne dans l’hôtel qui sache où se trouve l’autre soulier. Vous, monsieur le directeur, vous aurez peut-être l’amabilité de me dire où passent tous les souliers de votre maison ?
- Je vois pas ce que tu reproches aux hommes mariés à la fin ? Ils sont pas plus bêtes que les célibataires. - Si, obligatoirement.
- Je m’demande pourquoi on mange jamais, euh… J’sais pas, moi, euh… Par exemple, euh, du poisson… - Tu mangerais Jonas ? - Ah, j’te parle pas d’Jonas, il fait partie de la famille. Non, je parle du vrai poisson, du poisson qu’on pêche. Le poisson est un aliment complet, comme le pain. - Eh bin, mange du pain ! - Sais-tu au moins c’que le poisson contient ? - Oui, des arêtes !
- Et en calcul, où en es-tu mon bonhomme ? - J’suis 27e, j’ai copié sur Thibaut, il est pas fort. - Bah, ah, il est pas… t’es pas fort non plus, toi… 27ème… T’aurais pu en prendre, en choisir un qui… Et puis, on copie pas, ça t’apprendra ! Y copie, lui…
- Va-t’en ! - Sans indiscrétion, où veux-tu qu’j’aille ? - Chez une de tes maîtresses, tu as l’choix ! - Bah j’vais la connaître la crise du logement !
- Dites, patron, pourquoi y va toujours chercher son fil au Bazar ? Y’en, y’en a à côté. - Parce qu’à côté, c’est tout près. Au Bazar, c’est loin. T’as compris ?
- Je me moque de l’or. Je veux tuer. - Nous nous y mettrons tous, mon frère. Pour venger ton honneur.
- Nous approchons de Sparte. C’est un pays de guerriers où l’on tient à mériter sa réputation de brave. Je me demande comment sont les femmes ? - Ah, c’est bien là ton esprit profond ! - Mais oui, un esprit profond doit penser aux femmes. Non seulement elles donnent la vie mais elles sont cause de bien des morts. Elles dirigent le destin des hommes. - Pas le mien en tout cas !
- Essayons de lui redonner un peu de vie avant de le remettre entre les mains des soldats. - C’est bien féminin ! À quoi bon le ranimer pour le faire tuer ?
- Il est important que nous soyons unis. - C’est impossible. Nous ne l’avons jamais été, nous le serons jamais.
- Une spoliation de roi n’est pas un vol et un roi qui tue ne commet pas un meurtre, il rend la justice. - Ce sont des mœurs de Spartiates. - Tu ne comprends rien aux vastes problèmes d’un état ! - Ce que j’en sais me suffit !
- C’est peut-être un soldat ennemi qui fait semblant d’être malade. Il faut être prudent. - Les femmes trop prudentes risquent de perdre beaucoup dans la vie, Andraste !
- Andraste, tu es libre. Sauve toi de Sparte. Éloigne-toi le plus que tu pourras. - Comme tu es bonne. - Tu as expliqué à Alpheus ce que je t’ai dit ? - Il doit être déjà loin. - Alors, sauve-toi vite. La liberté peut se gagner en courant quelques fois. Va, sauve-toi !
Polydore : Mon frère a oublié la courtoisie la plus élémentaire. Voudrais-tu nous dire comment nous devons te nommer, belle dame ? Hélène : Je me nomme… Polydore : Elle se nomme la Mort !
Troyens, voulez-vous m’écouter ? Montrerez-vous autant de bravoure contre l’armée spartiate que vous en montrez en ce moment contre une femme ? Serez-vous aussi braves, seuls, isolés dans une bataille ou avez-vous besoin de vous grouper pour devenir courageux ? Allez consulter vos consciences maintenant, Troyens. Je vous préviens qu’il va falloir répondre rapidement.
Agamemnon : Nous sommes vaincus par les hommes et oubliés par les dieux. Diomède : Jadis je me souvenais d’une date à cause d’une bataille, d’une épidémie, d’une famine. Maintenant, la vie n’est qu’un long cauchemar. Nestor : Je me battais déjà quand vous n’étiez encore que des enfants, mais jamais comme cette fois-ci…
- Je crains les Grecs quand ils font des présents. - Notre sœur a parfaitement raison. Ce monument est maudit et devrait être brûlé immédiatement.