- Mais on peut pas dormir là ! - J’ai pas dit qu’on allait dormir, j’ai dit qu’on allait passer la nuit !
- On voit que tu n’as jamais connu le stress, baiseur de petits chiens ! - Et pourtant, c’est très stressant d’embrasser un mec.
- Vous détruisez toujours tous les véhicules que vous utilisez ? - Le règlement m’impose cette procédure. Joujou pour voyou… - Ah. Il faut que je trouve un moyen de transport pour notre escapade à Cuba. - Notre escapade ? - Est-ce que vous sauriez désarmer cette arme ? - Bah… euh… je pense juste que ça dépend de la sorte d’arme que vous voudriez me voir désarmer ! - Alors ? Dites moi… est-ce que ce fameux règlement vous impose d’autres procédures dont vous devriez m’informer, Commandeur ? - Des milliers… mais je ne parle de tout cela que du bout des lèvres…
Je n’avais pas su vivre ma vie d’homme, je ne savais pas vivre celle d’un chien. Mais je venais de comprendre que la vie doit être aimée, sous toutes ses formes.
- Je ne bougerai pas d’ici, pas avant qu’on me coffre ou que vous me fassiez vos excuses ! - La loi ne fait pas d’excuses ! Jamais je n’ai fait d’excuses…
Si jamais tu te fais remarquer là-bas, je te mets une tronche mon con, ton chapeau de cowboy il aura l’air d’un dé à coudre, bouseux de merde !
Ton fric, mais comment tu crois que je vais le sortir maintenant ? Tu crois qu’il va te filer ton putain de blé ? Tu rèves, t’es malade ! Tu te rends compte de ce que t’as fait à ce pauvre mec ? Putain, mais si tu l’avais bouclé, espèce de connasse… oh et puis merde, va chier !
- Verlaine m’a montré quelques uns de vos poèmes. - Ah oui ? - Remarquable. Très prometteur. Mais il me semble que toute cette ingénuité est un peu gâtée par… je ne dirais pas exactement un désir puéril de choquer mais… il y a de ça. - Et vous avez été choqué ? - Moi ? Non, bien sûr. - Alors pourquoi supposez-vous que j’ai cherché à le faire ? - Mais là n’est pas vraiment la question. - Je crois que si, elle est là justement. - Je pourrais critiquer votre technique. - Et moi votre cravate.